Marilyne Bissonnette et ses oeuvres d’art sculpturales, murales, et absolument fascinantes!

J’ai découvert les œuvres de Marilyne Bissonnette par hasard. C’était peut-être une sérendipité parce que j’ai immédiatement senti que je voudrais travailler avec elle un jour. En fait, il m’a fallu deux ans avant de commencer la galerie Jano Lapin pour pouvoir la rejoindre et de lui demander d’en faire partie. Ses œuvres sont sculpturales mais murales, simples mais accessibles et significatives.

Diplomée d’une Maîtrise en arts visuels avec mémoire de l’Université Laval, les concepts derrière les oeuvres de Bissonnette sont inspirants et résonnent profondément avec ses spectateurs. Elle utilise des personnages souvent du monde animal pour véhiculer ses idées, ce qui rend l’expérience facile d’approche même pour les néophiles.

Les sculptures de Marilyne doivent parfois bénéficier d’une mise en contexte pour être pleinement appréciées. Mais ses thèmes de prédilection sont vastes, et axées sur la communauté. En général, plus on apprend sur ses œuvres, plus on les apprécie et en tombe amoureux! Elles paraissent encore plus belles avec le temps!

Je suis très fier de travailler avec cette artiste et j’ai hâte de partager son évolution à la Galerie Jano Lapin. Ci-dessous une entrevue que nous avons eu la chance de faire avec elle.

Questions et réponses

Depuis que vous êtes jeune, quels ont été selon vous les événements importants qui vous ont amenée à devenir l’artiste que vous êtes aujourd’hui?
Je dirais que le côté artiste m’a toujours habité, j’ai été attirée naturellement vers les arts d’aussi loin que je me souvienne. Toutefois, mes thèmes de prédilections sont venus de diverses expériences et questionnements que j’ai explorés depuis l’enfance. J’ai toujours eu beaucoup d’animaux à la maison, des poules, des canards, des lapins, comme j’habitais à la campagne. Mon oncle a une ferme de poulaillers et de bœuf. J’ai exploré très jeune la relation avec les animaux et comment on les catégorise. J’ai également toujours été très fascinée par les foules et les rituels. Je trouve qu’on émancipe d’une toute autre manière lorsque nous sommes noyés dans une masse et que nos voix se camouflent ou se font écho. C’est à la fois enrichissant et primal, intimidant et nécessaire.

Quelles sont vos inspirations en tant qu’artiste visuel?
Je m’inspire des foules, des rassemblements et des comportements des humains ou des animaux qui définissent nos repères sociaux et nos identités collectives. Je m’inspire également de ce que j’observe comme comportement lorsque je prends le métro, que j’explore une nouvelle ville ou qu’un écureuil se bat pour garder ses réserves, par exemple. Le travail d’autres artistes peut également avoir un écho sur mes réflexions. J’aime beaucoup Sol Lewitt, Janine Antoni et Mathieu Beauséjour, par exemple.

Quelle a été votre leçon la plus importante en tant qu’artiste jusqu’à présent et pourquoi?
Je pense que c’est lorsque j’ai commencé à travailler comme artiste-guide pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale avec l’organisme les Impatients. En les côtoyant, j’ai pu observer le vrai pouvoir qu’a l’art sur les gens. La création sans jugement et l’échange qu’elle permet m’a montré à quel point l’art est essentiel. Dans ma pratique, même si j’accorde une grande importance à la recherche et à la réflexion, je souhaite plus que tout conserver ce bonheur et cette liberté dans ma création.

Faites-vous quelque chose de spécifique pour vous aider à évoluer en tant qu’artiste?
Je m’informe sur d’autres domaines! J’observe ce qui m’entoure et je m’intéresse aux autres. Bien humblement, je pense que ce qui me fera le plus grandir en tant qu’artiste, je ne le connais pas encore. En gardant cette mentalité, je conserve ma curiosité et mon regard ouvert sur ce qui m’entoure et je me permet d’évoluer constamment.

Quel est votre processus de création?
Mon processus de création débute par une idée vague ou précise, d’un animal ou d’une forme qui m’anime. Je commence ensuite la création, qui s’échelonne sur plusieurs étapes très précises. Je sculpte mes têtes en plasticine et je crée un moule avec du latex. Vient ensuite le coulage du plâtre, que je répète plusieurs fois. Je traîne mes moules partout! J’en fais le plus régulièrement possible. Ensuite je les peins, puis vient l’assemblage. Je m’amuse avec, je les déplace, je fais des tests. Puis, quand je suis satisfaite je colle. Toutes ces étapes deviennent presque un rituel créatif. J’aime à la fois la discipline que cela demande et la possibilité constante d’être surprise par la matière.

Qu’aimez-vous faire pendant votre temps libre lorsque vous ne travaillez pas sur votre art?
J’aime autant lire des livres de philo qu’écouter une game de hockey. J’aime surtout être avec les autres et découvrir de nouvelles choses avec eux. J’ai aussi, on pourra le deviner, une grande passion pour les animaux.

Marilyne Bissonnette - Artiste visuel

Pour plus d’information sur Marilyne Bissonette, vous pouvez trouver son site web ici. Pour toute information sur les oeuvres de Marilyne Bissonnette disponibles à la gallerie Jano Lapin, vous pouvez vous diriger ici ou contacter Anne Jano à Anne@JanoLapin.com ou au 514 605 7504.

Suivez le Lapin sur Instagram et Facebook.

You Might Also Like

Leave a Reply